08 October 2003 · Source: CORDIS Website · Download PDF

Un groupe européen en quête de progrès dans la recherche et développement de logiciels

 

Junko Yoshida

 

PARIS - Arrivée à mi-chemin d'un projet de huit ans pour la recherche et développement de plates-formes de logiciels embarqués, l'Europe s'efforce de jouer un rôle croissant dans le développement de logiciels, une discipline qui est considérée au cœur des secteurs de l'automobile, de l'électronique grand public, de l'aérospatiale et des communications mobiles.


Le programme Information Technology for European Advancement (ITEA), lancé en 1999, organisera un symposium à la fin de cette semaine à Louvain, en Belgique, en vue d'évaluer les progrès réalisés.

 

On ignore si ITEA, qui regroupe des entreprises privées, des universités et des instituts de recherche nationaux, a défini une stratégie européenne adéquate pour lui permettre de faire concurrence à des géants mondiaux comme Microsoft et IBM.

 

Disposant au départ d'un budget approximatif de 2,4 milliards d'euros, ITEA n'a reçu aujourd'hui que 744 millions d'euros en raison de réductions budgétaires dans le chef de nombreux pays participants.

 

ITEA a été lancé parallèlement à Medea+, le programme paneuropéen de recherche et développement en microélectronique, pour répondre aux craintes européennes d'être à la traîne derrière le Japon et les États-Unis dans le domaine de la recherche et développement de logiciels. L'Europe a toujours démontré une certaine force dans les logiciels embarqués et le développement de plates-formes logicielles " est une préoccupation importante pour l'avenir de notre secteur ", explique Jean-Pierre Lacotte, vice-président d'ITEA. " Nous devons rattraper notre retard sur nos concurrents ".

 

Aujourd'hui, ITEA a pour mission de définir une stratégie européenne contre des " géants mondiaux, tels que l'initiative .Net de Microsoft et l'initiative " informatique à la demande " d'IBM ", indique le dernier rapport de l'organisation. A cette fin, ITEA devra peut-être envisager des logiciels libres.

 

" Les efforts entrepris par Linux permettront peut-être de donner une nouvelle forme aux domaines d'applications des principaux systèmes embarqués et de changer radicalement la philosophie du développement logiciel ", explique Jean-Pierre Lacotte. De plus en plus de personnes rejettent le paradigme en vertu duquel Microsoft contrôle la plate-forme logicielle et refuse l'accès à son code source. ITEA pense que l'industrie européenne jouira d'une plus grande liberté en développant des logiciels à valeur ajoutée en plus des logiciels élaborés par la communauté du logiciel libre.

 

Nombreux sont ceux qui ont demandé que l'initiative européenne pour la création d'un gouvernement électronique, qui prévoit de mettre en ligne tous les documents et services publics avant 2005, soit basée sur un logiciel libre.

 

Les financements continuent, toutefois, à faire défaut. Des 52 projets originaux, cinq ont été abandonnés par manque d'argent, souligne Jean-Pierre Lacotte. ITEA est " sur le point d'être en perte de vitesse " en raison des réductions budgétaires, indique le dernier rapport d'ITEA, pour lequel les systèmes nécessitant beaucoup de logiciels " sont les fondations sur lesquelles reposera la compétitivité européenne ".

 

Le symposium de cette semaine comportera environ 20 démonstrations en direct couvrant 33 projets ITEA. Jean-Pierre Lacotte explique que les projets de logiciels concernent quatre domaines d'application essentiels : nomade (applications mobiles et pour les transports) ; entreprise virtuelle ; services et infrastructures d'intermédiation ; et création de services et de logiciels.

 

Des progrès ont été réalisés dans le développement d'un UML (Universal Model Language) en temps réel pour la conception de logiciels en temps réel ainsi que dans le développement d'une architecture ouverte de logiciels de sécurité baptisée Trusted Security Infrastructure (TESI). L'élaboration de TESI a permis l'apparition d'un ensemble complet de " composants fiables de sécurité d'intergiciels " réalisés et gérés par des entreprises européennes, poursuit Jean-Pierre Lacotte.

 

Un autre projet ITEA appelé HomeNet2Run a permis la liaison de différents réseaux câblés et sans fil et de grappes d'intergiciels assurant la connexion des PC et des périphériques d'une pièce à l'autre et d'une maison à l'autre.

 

Architecture pour l'automobile

 

Un projet automobile susceptible d'avoir un large impact est axé autour du développement d'une architecture électronique embarquée pour le secteur automobile européen. Vingt constructeurs automobiles européens rejoints par huit équipementiers sont occupés à développer une plate-forme d'intergiciels permettant aux constructeurs automobiles d'intégrer dans un réseau complet de véhicules différents systèmes électroniques, des sous-systèmes, des modules et des composants fournis par les divers équipementiers.

 

Pour développer l'avantage concurrentiel du secteur automobile européen et influencer les normes de fabrication internationales, des responsables d'ITEA ont indiqué que le développement d'une architecture électronique embarquée était capital. " Vous ne pouvez pas imaginer la complexité croissante des fonctions contrôlées par l'électronique dans les véhicules ", conclut Jean-Pierre Lacotte.

 

http://www.eetimes.fr/


 

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